Akadji Gbongbadje : 27 ans, il quitte une banque à Paris pour ouvrir une crêperie à Abidjan

Après un parcours et une carrière prometteuse dans le milieu de la finance en France,ce jeune ivoirien met fin à sa carrière de banquier pour la crêperie en cote d’ivoire.

Quitter une vie sûre d’un travail bien rémunéré et choisir une autre faite d’incertitudes, de haut et de bas, c’est le parcours qu’a choisi l’Ivoirien Akadji Gbongbadje.

Il y a déjà  8 mois que ce jeune a laissés derrière lui sa carrière de changé d’affaires dans une grande banque à Paris pour retrouver Abidjan, où vit sa famille. Dans la capitale ivoirienne, ville dont Akadji n’avait plus que de souvenirs d’enfance, celui-ci ouvre une crêperie avec l’aide d’un associé.

Né à Rennes, Akadji a grandi en Bretagne. « J’avais déjà muri l’idée d’investir dans mon pays. On s’est dit, par la nourriture, on pouvait réunir les deux cultures : la culture bretonne et la culture ivoirienne », confie l’entrepreneur.

Avant de se lancer, les associés ne négligent aucun détail. Du concept à l’offre en passant par le business plan, ils n’ont pas hésité à faire plusieurs voyagent pour l’étude de marché, tant il est évident que les crêpes ne font pas partie des habitudes alimentaires des Ivoiriens. Abidjan comptant déjà trois crêperies, Akadji et son associé ont choisi de s’installer à Abidjan Nord, et ils sont les seuls dans la zone. Mais l’objectif poursuivi par l’entrepreneur est d’être leader dans le domaine en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest.

37 millions investis

Pour réaliser ce projet, Akadji et son associé ont dû décaisser 37 millions de F CFA, en majorité empruntés.

Aussi, avant de pouvoir ouvrir leurs crêperies, que de difficultés rencontrées. Au début, Akadji a dû faire face aux problèmes de fiscs. Ensuite, de la France en Côte d’Ivoire, les quotidiens ne se ressemblent pas. L’entrepreneur doit constamment garder son œil sur l’entreprise, faire la promotion de son restaurant, et tâcher de convaincre des potentiels partenaires. Une présence sur les plateaux dans les émissions télé, une communication sur les réseaux sociaux, des séances de dégustation, le quotidien de l’équipe n’est pas de tout repos. Mission, démocratiser la crêpe, jusque-là considérée comme une nourriture réservée aux étrangers et les riches.

Le diplômé en marketing sait où il va et compte sur ses atouts pour atteindre ses objectifs. Il se rassure d’ailleurs en disant qu’à 27 ans, il a encore doit à l’erreur.

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